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Conseils


Revêtements de sol sur plancher chauffant : des conseils utiles pour les choisir en connaissance de cause.

Les revêtements de sol les plus favorables pour le plancher chauffant (ou chauffant/rafraîchissant) sont le carrelage, la résine, les sols souples (PVC, linoleum) car leur conductivité thermique est plutôt forte et leur épaisseur plutôt faible.

Cela ne veut pas dire que d’autres revêtements de sol en vogue, comme le parquet-bois ou le marbre, soient à exclure.

En soi, le marbre est très adapté car sa conductivité thermique est encore plus élevée que celle d’un carrelage. Par contre, il impose le plus souvent un mortier de scellement en plus de la chape d’enrobage des tubes chauffants, cette couche supplémentaire augmentant la résistance thermique au-dessus des tubes et l’inertie, donc le temps de réponse, du système.

Ce qui vaut pour le marbre vaut aussi pour d’autres revêtements à sceller comme la céramique ou la pierre naturelle.

L’incidence du mortier de scellement est à prendre en compte à la fois pour le dimensionnement du plancher chauffant et pour la définition de sa régulation.

Pour le parquet, il faut considérer à la fois l’essence de son bois et son mode de fixation.

On parle souvent du bois comme étant une sorte « d’isolant » thermique. C’est un peu exagéré quand on sait que la conductivité thermique du chêne, par exemple, (λ = 0,23 W/mK) est à peu près 6 fois supérieure à celle d’un polystyrène expansé.

Cela étant, il est vrai qu’il ne peut rivaliser sur ce point avec un carrelage en grès (λ = 1,00 W/mK), plus de 4 fois plus conducteur.

Par-delà la question de la conductivité thermique du parquet-bois (massif ou stratifié) se pose surtout celle de son mode de fixation. A choisir, une pose collée (avec une colle adaptée) est de loin préférable à une pose flottante car la feutrine qui caractérise cette dernière a une très faible conductivité thermique et ajoute un « frein » à la transmission de la chaleur.

Les règles de l’art fixent à 0,15 m².°C/W la résistance thermique maxi de tout revêtement de sol sur un plancher chauffant. C’est … 15 fois ( !) celle d’un carrelage collé de 10 mm (0,01 m².°C/W) et pourtant recevable selon les textes en vigueur.

MULTIBETON vous déconseille cependant de retenir un parquet-bois (ou un autre revêtement thermiquement défavorable comme, par exemple, la moquette) frisant cette limite car cela implique, soit une température d’eau de chauffage plus élevée, soit un linéaire de tube plus important, soit les deux. Conséquence : une augmentation du coût de consommation ou/et d’installation.

0,07 à 0,09 m².°C/W: telles sont, pour un parquet-bois, les valeurs de résistance thermique vers lesquelles il faut raisonnablement tendre si on veut éviter une telle compensation jamais anodine.

Or, 0,09 m².°C/W, c’est justement la limite règlementaire d’un revêtement de sol placé sur un plancher chauffant et aussi rafraîchissant, sachant que la fonction rafraîchissement est plus exigeante que la fonction chauffage et qu’elle peut à tout moment être ajoutée, en cas d’installation d’une PAC réversible par exemple.

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